Amiante à Arjuzanx (40) : les conseillers prud'hommes pas d'accord sur le préjudice d'anxiété

Sud ouest

Les deux conseillers du collège salarié et les deux du collège employeur n'ont pas réussi à se départager. Une nouvelle audience devant un juge départiteur est prévue le 28 mai

Amiante à Arjuzanx (40) : les conseillers prud'hommes pas d'accord sur le préjudice d'anxiété Des anciens salariés de la centrale EDF d'Arjuzanx, le 27 novembre dernier à Mont-de-Marsan, venus soutenir des salariés de la centrale EDF d'Arjuzanx lors de l'audience de jugement sur la demande d'indemnisation du "préjudice d'anxiété". 20141127_photo_NIC_2006 © Photo

archives Nicolas Le Lièvre

Le 27 novembre dernier, 99 anciens agents EDF du site d'Arjuzanx, soutenus par l'Union locale CGT de Morcenx, étaient venu plaider le préjudice d'anxiété en lien avec une exposition professionnelle à l'amiante. Ils avaient demandé, chacun, 15 000 euros de dommages et intérêts.

Ce jeudi matin, à 9 heures, le conseil a fait savoir que les quatre conseillers prud'hommes - deux issus du collège salarié, deux autres du collège employeur - n'avaient pas réussi à se départager.

Il revient donc à un juge départiteur, un magistrat professionnel, de trancher le litige. L'affaire est renvoyée à une audience le 28 mai devant la même formation qui a prononcé un partage des voix, présidée cette fois par le juge départiteur qui prend in fine seul la décision.

"En plus de la reconnaissance du préjudice d'anxiété, on demandait, sous astreinte,  la remise de l'attestation de l'exposition à l'amiante et à d'autres produits cancérigène. On s'attendait à ce départage, a expliqué Me Michel Ledoux, l'avocat de 98 des 99 salariés. Dans ces cas-là, les conseillers de prud'hommes préfèrent s'en remettre à un juge professionnel".

Ce jeudi après-midi, à 14 heures, la décision du conseil des prud'hommes sera examinée par les demandeurs et leurs avocats au cours d'une réunion organisée par l'Union locale CGT à la Bourse du travail de Morcenx.